lundi 9 février 2009

Petit résumé à l'usage de ceux qui auraient raté le discours de Nico

Sympa comme toujours, j'offre une session de rattrapage à toutes celles et ceux qui auraient ratés la prestation du petit Nico. Enfin, c'est juste histoire que vous vous ne sentiez pas exclu de l'histoire en marche. Par souci de réalisme et d'esthétique, les journalistes potiches ont été remplacés par un mirroir qui renvoie sans aucune altération la parole et l'image de notre grand homme. A ce détail près, tout y est.

Voilà, c'est l'initiative civique de la semaine. Merci qui ? Ben, aux réalisateurs de ce super clip d'animation.

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mercredi 4 février 2009

Arno à l'écoute

Voilà un lascar comme on les aime. Rocker belge tendance gros dégueulasse. Une sorte d'alchimiste capable de transformer de l'ordure en poésie. Autant dire un type rare et un talent inclassable. La preuve en chanson avec "les yeux de ma mère" et en live pour vos beaux yeux.

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mardi 3 février 2009

On vit décidément une époque incroyable

Chaque matin, j'ouvre mon quotidien favori et, incrédule, je me frotte les yeux en lisant un des nouveaux caprices du Prince. Interloqué, je recommence alors la même opération plusieurs fois : je frotte, je lis ! je frotte, je lis ! je frotte, je lis ! .... mais rien n'y fait, rien ne se passe, rien ne s'efface. Les mêmes mots continuent de défiler en un inquiétant cortège qui indique en lettre capital toujours le même slogan : régression démocratique. Contre ces maux, pas de conjuration possible, une seule alternative : le combat ou l'abandon.

Car le Sarkozysme ne représente pas un idéal auquel on adhère, mais plutôt un fantasme, celui de la toute puissance. Le Sarkozysme n'est pas une doctrine mais un sport de combat dont le champ de bataille s'étend à la société tout entière.

Dernière cible en date du N(a)inja : la culture. Dans une indifférence assez surprenante, "El Présidente" a annoncé la mise en place d'un Conseil pour la Création artistique directement sous sa tutelle. En effet, qui aurait les épaules assez larges pour porter cette ambition de faire de la culture "la réponse de la France à la crise économique" hormis le Président him-self ?

D'autant que vous vous en doutez déjà, le secteur de la culture est gangrené par des "décennies de mauvaises habitudes", notamment du fait d'un Etat qui n'arrive pas "à faire des choix et à assumer ses responsabilités" en matière d'aide à la création artistique. Alors bien sûr, il va falloir bousculer "la pensée unique, le sectarisme, les sectes qui voudraient vous inscrire tous dans des petits milieux alors que la culture doit rayonner pour tous".

Et devinez qui va s'y coller pour donner un bon coup de torchon ? Il faut au moins un gars capable d'affirmer sans rire : "Ma parole est plus libre que celui qui produit et qui doit faire attention à ce qu'il dit (...) c'est donc à moi de donner un coup de pied dans la fourmilière, de bousculer les choses" ; un type qui ne recule pas devant des formules pompeuses du type "Je veux que ça bouge, je veux que ça change, je veux que la culture soit notre réponse à la crise économique mondiale (...)". Il n'y en qu'un, évidemment, Sarkozy bien sûr.

Vu les goûts affichés par "notre grand homme", je suis déjà tout émoustillé à l'idée de cette révolution culturelle. Ha ! enfin pouvoir se poiler avec Bigard et Clavier ! Prendre un peu de hauteur poétique en déclamant du Barbelivien ! S'enflammer sur les chansons à texte d'Enrico ! Essuyer discrètement une larme en écoutant mireille Mathieu chanter la France éternelle !

Allez dehors les théatreux intellos, les rockers dégénérés, les rappeurs insolents, le cinéastes qui se prennent pour des auteurs, .... parce que "Encourager la diversité sans égard pour la qualité, ce serait possible dans une ère d'abondance. A l'ère de l'économie, il faut faire des choix, et des choix justes".

En résumé, un nouveau front vient de s'ouvrir.

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mardi 27 janvier 2009

"Terroristes" de Tarnac, du coupable sur mesure

Il y a quelques semaines, j'exprimai ici même (lire le post précédent) ma plus grande circonspection sur le traitement de l'affaire dite de l'ultra-gauche de Tarnac. La disproportion entre les faits incriminés et les moyens policiers et judiciaires déployés laissait entrevoir une vaste opération de manipulation.

Aujourd'hui, nous y voyons un peu plus clair. De la bande de dangereux terroristes, il ne reste plus qu'un seul présumé coupable (la présomption d'innocence n'étant plus qu'un principe vide de sens) de cette dangereuse organisation incarcéré. Et encore, on devine que si Julien Coupat n'est pas encore libre, c'est tout simplement pour que le pouvoir ne perde pas complètement la face.


Ce qui fait débat dans cette affaire, plus que la responsabilité de ces jeunes dans les dégradations qui leur sont reprochées, c'est cette perpétuelle confusion des genres destinée à brouiller les lignes et à réduire les libertés publiques. Amalgames entre folie et dangerosité, entre chômeurs et profiteurs ou comme dans ce cas entre vandalismes et du terrorisme, ce Gouvernement joue sur les ressorts les plus primaires, voir les plus crapoteux, pour faire reculer la démocratie.

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"Riche un jour, riche toujours" devise librement inspiré du Sarkozysme

Plus ça va, moins on y comprend quoi que ce soit dans le plan de relance Gouvernemental. Au début, tout semblait à peu près clair ; un consensus se dégageait autour de l'idée que, quelque soit ses turpitudes passés, il fallait sauver le système financier afin de préserver l'ensemble de la société de la débâcle. Il fallait absolument tuer dans l'oeuf le redoutable et dévastateur effet systémique.

Bon gré, mal gré. On a casqué.

Aujourd'hui, Sarkozy s'apprête à signer un nouveau chèque de 10 milliards d'euro au secteur bancaire pour renforcer, nous dit-on, leurs capitaux propres. On pourrait presque pu consentir cette nouvelle facilité de paiement sans bougonner si, dans le même temps, nous n'avions pas appris que les 3 principales banques Françaises vont dégager, à elles seules, 6 milliards d'euros de bénéfice. Forcément, on s'interroge, la situation serait-elle si grave qu'il faille encore 16 milliards (10+6) pour recapitaliser les Banques ?

Hé bien, pas vraiment, une des parties des profits des Banques va être redistribuée sous formes des dividendes aux actionnaires des-dites institutions financières. Sarkozy a tenu une de ses promesses, il est l'inventeur d'un nouveau capitalisme : celui des dividendes garantis par l'Etat. Décidemment, c'est cool d'avoir du pognon en Sarkozy.

Pour les autres, c'est à dire la plupart d'entre nous, le Gouvernement explique que distribuer du pouvoir d'achat serait carrément anti-économique. D'ailleurs, comme l'affirme notre Président avec son goût des formules à l'emporte pièce, " Si la relance par le pouvoir d'achat marchait cela se saurait !"

Il semblerait que cette leçon ne soit pas arrivée aux oreilles de ces grands benets que sont Obama, Brown ou Merkel puisqu'ils ont choisi justement , chacun dans leur pays respectifs, de prendre des mesures pour relancer la consommation. Espèrons que Sarkozy soit assez généreux pour partager, avec eux, son immense culture économique et cette lucidité hors pair qui le caractèrise.

Evidemment, il n'est toujours pas facile de suivre la pensée du grand homme tant elle ondoie et se montre peu avare en volte face. Ainsi, depuis plusieurs années, la plupart des économistes pointe une spécificité purement française, une croissance est tirée par la consommation des ménages (à l'inverse de celle de l'allemagne, par exemple, qui est boostée par les exportations). Ainsi, jusqu'à un passé proche, l'INSEE scrutait, mois après mois, le moral des ménages pour ajuster les prévisions de croissance. Mais aujourd'hui, alors qu'il faut justifier une politique économique menée exclusivement au profit des plus riches, Sarkozy convoque, fort à propos, les théoriciens de l'offre à la rescousse. Un tour de passe passe de plus pour tenter d'emballer une politique profodémment inégalitaire. Bref, rien de nouveau en Sarkozy.

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dimanche 7 décembre 2008

Sarko, le relanceur petit bras

Sarkozy est un phraseur. Un phraseur dopé par une estime de soi et une auto-complaisance démesurée. Il tourbillonne tel un Zébulon. Pour autant ces moulinets suffisent-ils encore à étourdir ce bon peuple de France ? Il faut croire que non. Un récent sondage montre que 70% des Français estiment que le plan de relance présenté par Nicolas Sarkozy sera insuffisant pour enrayer la crise.

Fatigués par cette inflation de superlatif utilisé pour la moindre annonce Présidentielle ? Lassés de ce volontarisme d'opérette de ce Président qui veut se hausser plus haut que ces talonnettes ? Probable, car une fois dissipés les rideaux de fumée médiatiques, l'action présidentielle apparaît aux français pour ce qu'elle est, erratique, velléitaire et versatile, véritable bouchon balloté au fil des courants sondagiers.

La gestion de la crise économico-financière illustre de manière parfaite les ressorts de la tragi-comédie Sarkoziste.

Acte 1 : Justifier coûte que coûte la politique du paquet fiscal. Nicolas Sarkozy voit dans les bons chiffres de croissance du premier trimestre 2008, la preuve de la pertinence et de l'efficacité de sa politique économique qui permet, selon lui de mieux résister à la crise que nos voisins. Comme à son habitude, il ne peut s'empêcher de pérorer : « A tous ceux qui, à longueur d'articles et de commentaires,
expliquaient que rien n'est possible, j'envoie ce chiffre ». Mais hélas notre coq ne pourra pas longtemps bomber le torse, le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,3 % d'avril à juin.

Acte 2 : Conjurer le spectre de la récession. Au lieu de faire face aux graves difficultés économiques qu'annoncent ces mauvais chiffres, le Gouvernement s'installe dans un déni de réalité. Ainsi François Fillon déclarait dans le Figaro du 18/08/08 «Nous n'avons pas besoin d'un plan de relance, qui serait un plan de relance artificiel» et qu'il «n'est pas raisonnable de parler de récession» ; l'année 2008 sera, pour la France, celle d'une «croissance positive»,conclut-il.

Acte 3 : Un budget de rigueur. En toute logique, le Gouvernement proposait, pour 2009, un budget de rigueur avec des dépenses publiques en baisse (y compris dans les secteurs de l'emploi et du Bâtiment) et la hausse de différents prélèvements. L'objectif affiché, la maîtrise du déficit public. Les critiques pleuvent, y compris de la droite parlementaire (voir article ici), qui fustigent le décalage entre ce budget avec la situation économique du pays. Le Gouvernement n'en a cure et campe sur ses positions. Nous sommes au mois de Novembre, c'était il y a peine quelques jours.

Acte 4. Le virage sur l'aile Keynésien. Les mauvais chiffres (chômage, croissance ...) se succédant les uns aux autres, le Gouvernement se trouve contraint d'utiliser la bonne vieille recette Keynésienne des temps de crise, l'arme budgétaire. Pour camoufler ce qui constitue un véritable revirement, on sort les tambours et la grosse caisse autour de l'annonce du plan de relance, présenté comme une nouvelle inspiration géniale du Chef.

Celui-ci en profite pour ouvrir en grand son sac à superlatif : "ambitieux, audacieux,imaginatif", bref, "un plan historique", "un nouveau new deal". Mais qu'en pense les économistes ?

Pour Guillaume Duval, d'Alternative Economique", les dispositions annoncées ressortent plus "d'une correction utile que d'un nouveau new deal" (lire article ici). Il développe son point de vue dans cette vidéo.


Il souligne ici, comme d'autres économistes (lire ici avis d'éconoclaste) , la modestie de ce plan (4 fois inférieurs à celui mis en place aux Etats Unis), son caractère conventionnel (le total manque d'audace en matière de promotion de la croissance verte), son impasse sur le pouvoir d'achat (excepté modestement pour le RSA) et ses probables effets pervers en terme d'emploi.

Bref, un plan de bricolo, a tel point que de nombreux économistes en appellent déjà à un second plan de relance (lire article ici). Sarkozy a bien pioché dans la boîte à outils Keynésienne, mais a-t-il pris le temps de s'imprégner de la logique d'ensemble que sous tend la mise en oeuvre d'une telle politique (lire article ici sur la relance keynésienne) ? Pas le temps sans doute, une autre mesure ni faite ni à faire à annoncer probablement.

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lundi 1 décembre 2008

La presse sous pression

L'arme létale de Sarkozy, celle qui lui a permis de tuer la Présidentielle, c'est bien évidemment la communication. Cet homme connaît la force des mots et la puissance des images. Il a également compris tout l'intérêt de manipuler les symboles pour brouiller la lecture de son action publique.

Mais, seule, une communication habile ne suffirait pas à faire prendre, à nos concitoyens, des vessies pour des lanternes. Il faut aussi en paralèlle juguler, voire neutraliser, la contradiction. Nicolas Sarkozy a donc lancé la grande bataille pour le contrôle des médias.

La diversité des acteurs privés et publics, la multiplicité des supports (TV, radio, presse écrite, internet) devrait , en principe, nous prémunir contre la main mise de l'Etat sur l'information. En fait, il ne s'agit pas de mettre sous coupe réglé l'ensemble des médias, mais de s'assurer du soutien des "leaders d'opinion", de ceux qui permettent de faire basculer la ménagère de moins de cinquante ans du "bon côté" de la barrière.

Petit à petit, le gouvernement travaille à consolider sa petite entreprise.

Premier étage de la fusée, il s'agit de favoriser la concentration des médias entre les mains de quelques grands groupes (Lire rapport sur l'état du secteur cliquez ici ). S'agissant de la télé privé, ce processus de concentration est dèjà arrivé à maturité puisque 3 grands groupes , Bouygues, Lagardère, Vivendi se partage ce marché. Quant à la presse écrite, qui fut d'abord une activité d'artisan, la mue prend plus de temps, bien que, aujourd'hui, 5 groupes dominent déjà ce secteur. Processus apparemment encore trop lent pour le Gouvernement qui, au travers des états généraux de la presse, tente de mettre un coup d'accélérateur à cette logique de regroupement (lire article ici).

L'émergence de ces grands groupes permet donc de dégager des interlocuteurs avec qui le Gouvernement peut alors passer un pacte non écrit destiné à protèger les intérêts bien compris de chacune des deux parties. Ainsi, au petit livre blanc de TF1 (lire article ici), l'Etat répond par une loi sur mesure, garantissant, notamment, une augmentation substantielle des rentrées publicitaires. En retour, on peut vérifier chaque jour que la ligne éditoriale de TF1 est en parfaite adéquation avec les messages gouvernementaux.

Second étage de la fusée, l'organisation méthodique de l'affaiblissement du service public de l'information. Le projet de Loi sur l'audiovisuel illustre à merveille cette stratégie : fragilisation des ressources de France Télévision et main mise du Chef de l'Etat sur les nominations à la tête du groupe. Le Gouvernement ne faisant jamais les choses à moitié, il n'oublie pas de s'attaquer au cas de l'AFP (lire explication ici) en projetant de modifier en profondeur les statuts garantissant l'indépendance de l'agence (voir statut actuel ici).

Ce post me direz-vous n'apporte rien de bien nouveau. J'en conviens. La seule ambition de cet article est justement de rappeler la géographie de ce secteur , o combien, essentiel pour la réalité de notre démocratie. Chacun doit pouvoir suivre les grandes manoeuvres qui se déroulent dans ce champ de bataille avec une grille de lecture simple. Illustration.

Pourquoi, dans le projet de Loi actuellement debattu au Parlement, les chaînes de la TNT seront 2 fois plus taxées que TF1 ou M6 ? Simple, il s'agit , pour le Gouvernement, de préserver ses partenaires privilégiers de la dure loi de la concurrence. Drôle de manière d'envisager l'économie de marché pour un Gouvernement libéral ! L'impact du rachat du journal "les échos" par le groupe LVMH ? Bernard Arnaud, déjà détenteur de la "Tribune", se retrouve ainsi à la tête d'un quasi-monopole regroupant les principaux titres de la presse économique. On pourrait multiplier ainsi les exemples qui sont autant d'appel au combat citoyen.


Cette bataille pour le maintien d'une information libre et pluraliste commence par l'achat régulier de journaux ; c'est un geste citoyen qui, de surcroît, rend plus intelligent. Franchement, si vous hésitez, vous méritez TF1. On doit également exercer une vigilance de tous les instants en réagissant à tous ces projets qui réduisent les espaces d'expression .Vous pouvez commencer en en signant la pétition SOS AFP ici .

Enfin, il nous reste internet qui, avec sa structure en réseau éclaté, échappe encore à toutes velleités de contrôle : Abusez-en sans modération !

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dimanche 30 novembre 2008

Ca nous change de la Star ac et autres niaiseries part1

On en viendrait presque à aimer Phil collins, enfin presque. En dépit de cette chanson tartignole, la prestation reste spectaculaire. Il y a du talent la dedans, pas de doute.

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samedi 29 novembre 2008

Nabotléon

Dans un aphorisme désormais passé à la postérité , K Marx affirmait :" l'histoire se répète, la première fois en tragédie, et le seconde en farce."

Et si c'était la même farce qui se jouait en permanence ? J'illustre mon propos en m'appuyant sur un extrait tiré du célèbre texte de Victor Hugo, "Napoléon le petit", dans lequel il règle son compte à Napoléon III .

"Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien.

Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être.Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer,il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.


L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.

Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise.On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé ". (texte intégral à lire absolument cliquez ici).

Evidemment, dès les premières phrases de ce texte, le nom d'un dirigeant bien plus actuel vient immédiatement à l'esprit. Qui ? Nicolas Sarkozy ? whatelse ?

Remercions-le donc de nous aider à redécouvrir de grands textes, mais si il pouvait rejoindre rapidement
son auguste prédécesseur dans les livres d'histoire , là, il nous ferait vraiment plaisir. Hélas, il va falloir patienter un peu. Putain ! 3 ans.

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lundi 24 novembre 2008

Un beau texte

En 1987, Primo levi (bibliogaphie ici), survivant d'Auchwitz et auteur d'un des plus grand texte sur l'univers concentrationnaire "Si c'était un homme", se suicide.

Un de ses amis, lui-même ancien déporté, rédige une lettre où il livre en des mots simples et en quelques phrases bouleversantes, l'intimité d'une amitié. Que dire de ce texte? Rien de plus, de peur de paraître vulgaire.




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dimanche 23 novembre 2008

Le sarkostique

Décidément doué pour tout, Nicolas Sarkozy nous montre qu'il aurait également pu faire carrière dans le music hall. Remarquez, on s'en doutait déjà un peu. Mais lorsqu'il dévoile, lors d'une récente conférence de presse, ses talents d'imitateur, l'assistance en reste baba.


Trop fort M. le Président ! Ceci dit, ce n'est pas joli-joli de se moquer des retraités.... . D'autant que méfiez-vous, on peut vite devenir le couillon d'un plus malin que soit. La preuve en image.


Quand Medvedev imite Sarkozy
envoyé par bakchichinfo

Remarquez, autant qu'il en profite, ce pauvre Medvedev, parce qu'avec Poutine qui envisage de reprendre son trône, les occasions de rigoler ne vont pas se multiplier dans ces prochaines semaines.

Mais la morale de cette histoire nous est livrée dans ce petit reportage cliquez ici qui montre que l'on a beau avoir été le maître du monde, on peut se retrouver seul, sans même une main à serrer. Une leçon à méditer pour nos 2 amuseurs publics.

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Solidarité avec les Banques en détresse

L'économiste en chef du FMI vient de la confirmer : le plus gros de la crise financière est devant nous.

Notre Président, avec le sens de l'anticipation que nous lui connaissons, a décidé de passer la vitesse supérieure dans son plan de sauvetage du système bancaire en s'impliquant lui même dans une grande action de solidarité. Reportage de la Choucroute Garnie.



Aidons les banques
envoyé par lachoucroutegarnie

Cette initiative est d'autant plus exemplaire que, l'argent de nos impôts n'y suffisant pas, il faudra bien faire appel à la solidarité individuelle pour tenter d'enrayer cette crise.Hélas, le reportage ci-après montre que cette bataille n'est pas gagnée, tant le racisme anti-riche, reste un sentiment fortement ancré dans notre pays.


Perrin le banquier fait la manche
envoyé par bakchichinfo

Quand à la destination de vos dons, ce sujet diffusé par TF1 (pour voir cliquez ici) devrait apaiser vos inquiétudes : les fonds profiteront directement aux premières victimes de cette crise, les dirigeants et les trader des banques les plus touchés.

Désormais, plus vraiment de raison d'hésiter. Pour le système bancaire : Donner !

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jeudi 20 novembre 2008

Il y a aussi des bonnes nouvelles

Le retrait du fichier policier Edvige a été officialisé jeudi dernier par un décret paru au Journal officiel.


Petit rappel des enjeux pour mes lecteurs frappés par Alzheimer. Le gouvernement voulait remplacer l'antédéluvien fichier des RG par un nouveau dispositif qui prévoyait, notamment, de collecter des données sur des personnalités exerçant un mandat ou jouant un rôle institutionnel, économique, social ou religieux "significatif" ou encore sur des mineurs (dès 13 ans) susceptibles de troubler l'ordre public. The last but not the least, ce projet autorisait également le recueil d'informations très particulières, types santé ou orientation sexuelle, concernant les personnes "surveillés".

"Toute petite victoire que ce retrait", diront les grincheux. Peut être, mais dans le contexte actuel où toute occasion est bonne pour rogner les libertés, personnellement, je savoure ce succès.

Je me laisserai même aller à une petite saillie "langue de bois" en vogue à l'époque de ma jeunesse : la lutte paie. Ouah, cela fait du bien ! Allez on revient sur terre, mais quand même .....

Après la reculade sur les tests ADN, ce succès montre que la mobilisation citoyenne peut être gagnante. Préservons donc notre capacité d'indignation, c'est une énergie propre, hélas renouvelable qui reste certainement la principale ressource pour construire un monde plus juste et solidaire.

Ah, j"allais oublié, grande victoire également pour toutes les EDVIGE qui ne verront pas leur joli prénom devenir le synonyme de mouchardise (là j'invente un mot, mais si Ségolène se l'autorise pourquoi pas moi ?)

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coup double

Victor Lustig, escroc de génie, réussit son plus grand coup en 1925, quand il vendit la Tour Eiffel à un ferrailleur parisien. Après que celui-ci se fut rendu compte qu'il avait été escroqué, il eut tellement honte qu'il n'alerta pas la police. Chapeau bas.

Pourquoi, je vous raconte ça ? Parce que je cherchai une astuce pour introduire le groupe Eiffel, qui je vous le promets, lui, n'a rien d'une arnaque. Vous me rétorquerez qu'il n'y a rien qui ressemble plus à un honnête homme qu'un bon escroc. Vous avez raison, alors je prouve ce que je dis, avec une vidéo rare (ou presque) et un morceau en écoute dans la colonne habituelle réservée à la musique (à droite pour les moins doués d'entre vous). Bonne écoute.


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mercredi 19 novembre 2008

L'ennemi de l'intérieur

4 pauvres petits retards de train et, badaboum, MAM met à jour un complot terroriste qui visait, rien de moins, que mettre à terre notre belle démocratie.


Dissimulés sous le masque rassurant de l'épicier de village ou de celui d'un sympathique Président du comité des fêtes, les militants mystérieux (qui sont-ils ?cliquez ici ) (et encore ici) du "Comité Invisible" appliquaient à merveille la maxime Maoiste "A l'aise dans le peuple comme un poisson dans l'eau". Mais ne nous y trompons pas, toute la presse, en choeur, nous avertit : l'Ultra gauche est de retour.

Pour preuve, l'arsenal terrifiant découvert lors des perquisitions : des ordinateurs (wahou !), des cagoules, des barres de fer, un brûlot insurrectionnel (extraits cliquer ici) pourtant en vente libre à la Fnac, des boulons et même un manuel sur la manière de se comporter en garde à vue. Et encore, on ne nous pas tout dit, il paraît que la police a trouvé de la farine, des oeufs et un rouleau à patisserie dans une des cuisines perquisitionnées. Les connaisseurs reconnaitront les ingrédients rentrant dans la composition de la tarte utilisée par l'impitoyable entartreur (d'ailleurs toujours en cavale celui-là ). J'arrête là, mais on eu chaud (voir vidéo d'arrêt sur image).

D'un autre côté, se faire gauler 2 jours après une vague d'attentat que l'on image préparée de longue date, notre "comité invisible" mérite bien le label d'"Ultra gauche" mais plutôt au sens "Ultra maladroit".

Mais, ne sous estimons pas le flair de MAM qui ,fine mouche, avait donné la consigne à ses services de tenir à l'oeil ces zozos de la tâche anarchisante. Cette surveillance s'exerçait d'ailleurs de si près que l'on peine même à comprendre comment ils ont pu commettre ces "attentats". En effet, le couple de meneur de la bande aurait été aperçu le long d'une des voies ferrées sabotées
la nuit précédent l'"accident" ferroviaire. Vu par qui ? Par un des policiers chargés certainement de les filocher. Et ce grand nigaud de fonctionnaire, n'a pas eu la présence d'esprit de vérifier ce qu'il fabriquait en pleine nuit prés d'un endroit potentiellement sensible ? Par respect de la vie privé certainement.

Je ne sais pas si ces jeunes gens sont coupables des actes dont ils sont accusés, mais en tout cas, le Gouvernement a compris tout le bénéfice qu'il pouvait tirer de cette affaire. Médiatisée à outrance, cette arrestation bénéficie d'une couverture disproportionnée par rapport à la gravité des faits. Ces actions étaient stupides et inutiles, ce n'est pas demain qu'un train fera dérailler le capitalisme. Pour autant, les membres de ce "Comité Invisible" méritent-t-il d'être traités comme les pires des criminels, alors même que de l'aveu de la SNCF, ces "attentats", coûteux en dégâts matériels, ne présentaient aucun danger pour la sécurité des voyageurs.

Alors pourquoi tout ce cirque autour de cette histoire ? Parce qu'en ces temps de crise financière, de débacle du capitalisme, agiter l'épouvantail de l'ennemi de l'intérieur permet de jeter en pâture dans l'espace public un "coupable" expiatoire. Ironie de l'histoire, ce "Comité Invisible" sert de stabilisateur à ce régime qu'il comptait tant déstabiliser.

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